Brèves: l'actualité minceur et bien-être
Journée nationale de dépistage de l’obésité infantile
Le 04/01/2013 par Lise Petit
A l’occasion de la journée nationale de dépistage de l’obésité infantile qui aura lieu le 08 janvier 2013, l’AFDN (Association Française des Diététiciens Nutritionnistes) apporte ses recommandations.
Dialogue et écoute pour comprendre et anticiper les risques
Afin d’identifier les facteurs ayant conduits à la prise de poids, le diététicien et l’équipe tentent d’instaurer une relation de confiance avec l’enfant et sa famille. Il existe de nombreux facteurs potentiels : antécédents médicaux familiaux, facteurs socioculturels (rythme de sommeil, temps passé devant la télévision ou l’ordinateur...) mais aussi habitudes alimentaires (composition des repas, horaires et durée des repas...)
Au travers de cette relation de confiance, découlera selon les besoins, un accompagnement nutritionnel personnalisé, médical, psychologique, ou encore social.
Selon l’AFDN, “les habitudes étant plus facile à modifier avant l’âge de 10 ans, [ils recommandent] fortement aux familles d’effectuer un bilan nutritionnel précoce de l’enfant. Aussi ce bilan [leur] permet aussi d’évaluer le degré d’implication des familles au sujet de l’obésité à travers des discussions.”
Identifier les situations pour prévenir
Un travail de fond, réalisé avec toute l’équipe de prise en charge, permet dorénavant de mettre en évidence des situations représentatives d’une future prise de poids ou obésité auprès des parents .
Le premier facteur dont il faut se méfier est la vitesse à laquelle l’enfant mange. Cette pratique empêche le ressenti de la satiété et est donc néfaste.
Aussi, le deuxième facteur important est la quantité. En effet, il ne faut pas donner la même quantité alimentaire à son enfant de 10 ans et à son enfant de 4 ans. C’est donc en fonction de l’âge qu’il faut adapter les quantités.
Le troisième et dernier facteur qu’il ne faut pas mettre de côté est le grignotage non-contrôlé, notamment en l’absence des parents. C'est pourquoi il faut organiser au mieux le goûter des enfants.
Des pistes concrètes à appliquer chez soi
En réalité, il est important que les enfants (ré)apprennent à manger.
Pour se faire, selon l’AFDN, il suffirait d’instaurer au quotidien une alimentation équilibrée et diversifiée, intégrant de manière variée tous les apports nutritionnels dont ils auraient besoin. A travers cela, il ne faut pas faire abstraction de certains groupes d‘aliments, puisqu’ils ont tous des propriétés respectives nécessaires à l’organisme. Les produits laitiers étant source de calcium; viandes, poissons et oeufs apportent des protéines, les féculents de l’énergie et les fruits et légumes des vitamines.
Il ne faut pas oublier que les enfants établissent une grande relation entre plaisir et alimentation. Il est donc impératif de ne pas les priver de certains petits plaisirs qu’ils réclameraient, en boulangerie par exemple.
Aussi, pour une bonne hydratation , privilégiez l’eau face aux boissons gazeuses ou sucrées, contenant beaucoup trop d’actifs néfastes pour la santé et étant de plus en plus déconseillées.
Enfin, pour aborder l’alimentation de manière plus saine et ludique, il est bon de partager ses repas en famille et idéalement de préparer ses repas tous ensemble, pendant le week-end par exemple.
Selon l’AFDN, cette pratique serait l’occasion d’échanger et de partager en famille, et permettrait à l’enfant de savourer plus encore son repas puisqu’il aurait été confectionné par ses soins.
L’AFDN est la 1ère organisation professionnelle française de diététiciens nutritionnistes. C’est elle qui, en 2007, reconnaît les diététiciens comme des professionnels de la santé. Elle compte 2800 diététiciens d’horizons différents : hospitaliers, libéraux ou encore salariés du secteur privé. Elle participe aux comités de suivi du PNNS (plan national nutrition santé) et du PNA (plan national alimentation.)











